Crédibilité "ah ah pouf pouf" ?
Je n'écoute qu'un ou deux bulletins d'information entre deux ricanements.
Aucune ponctualité.
Les messages à caractère promotionnel sont placés juste avant afin que les auditeurs les subissent ? Il s'agit de plaire aux annonceurs, désormais.
Il me semble que les problématiques sont souvent mal identifiées sur cette radio au statut hybride : mi publique mi privé et, ce, même quand on a « décodé » les formulations approximatives dignes du classement Pisa, de certains journalistes.
Exemple de source « vérifiée » : une caissière de supermarché rapporte les propos des clients surpris par le montant de leurs achats : « ben j'ai rien acheté ! ». Drôle d'enquête qui ne prouve rien.
Certains chariots contiennent tellement de produits superflus ou transformés que changer ses habitudes de consommation permettraient des économies, une meilleure santé avec moins « d'inflammation » et donc une humeur moins maussade...
Une fois les informations « déversées » le plus spontanément possible, entre deux défoulements entre "potes", l'animateur de 10 heures reconduit les mêmes thèmes ad nauseam. Cette radio radote. Il s'agit de promouvoir d'innombrables essais traitant de sujets porteurs, sans doute.
Les rires de connivence sont souvent artificiels et mériteraient d'être améliorés par des cours de théâtre financés par le budget, qui semble inépuisable, de la station. Pas d'évaluation des prestations en interne ?
Il suffit d'écouter les génériques des émissions : combien de personnes pour 2 minutes de reportage subjectif, façon "micro-trottoir" ? Pas de polyvalence à l'heure du numérique ?
Au « Téléphone sonne », avec ses appels si rares et si dociles illustrant l'émission sans l'influencer, on est noyé sous les « opinions », difficiles à décrypter, de l'animatrice.
On ne va jamais à la racine des problèmes : « quand je regarde les messages, je vois un coup oui, un coup non... », je cite. Extrait de l'émission au sujet mal défini, plus ou moins dédiée aux retraités mardi dernier.
Ou encore, je cite toujours : « c'est maintenant que j'ai besoin qu'on me file un coup de main... » qui sert de résumé trivial à l'intervention d'une auditrice. C'est bâclé et sans nuance. Pour ces considérations, au jugé, elle a son expression : "au doigt mouillé".
Interactivité qui paraît purement factice. Auditeurs aux questions souvent creuses, stéréotypées. Les clichés et autres lieux communs tiennent lieu d'arguments.
La censure récente et partiale me semble grave en période pré électorale. Comment lutter contre des opinions extrêmes si elles restent confidentielles ? Certains auditeurs auraient soutenu ce rejet. Combien ? Pas de supervision ? Le personnel décide ? Donneurs de leçons ? Partiaux alors ?
Quand on entend, comme information "vérifiée" : "ils ont tout dépensé pendant leurs vacances" pour évoquer le pouvoir d'achat, on se demande si cette hypothèse gratuite ne pourrait pas être soumise à des indicateurs qui donneraient des tendances moins floues...
Les choix, la hiérarchisation des thèmes fait que cette station se concentre sur l'international et sur les batailles pour le pouvoir : spéculation, pronostics... Effervescence prématurée, stérile, habituelle et lassante entre deux récréations, forcément. Que le spectacle continue ! Ah ah pouf pouf...
Certaines informations locales mériteraient d'être relayées si l'on veut remédier à des situations devenues, hélas, banales : victime collatérale liée à la drogue, voitures incendiées dans les quartiers populaires de ma ville, cambriolages en centre ville... Et le quotidien ? Déni ? On s'étourdit ? la presse locale euphémise elle aussi en titrant : « tensions ».
Quand un responsable de la grande distribution, pragmatique, se risque à un message d'espoir : "nous avons 2 mois de réserve en carburant", au lieu d'approfondir, c'est une remarque pavlovienne qui l'interrompt : "c'est tout ?" lance la journaliste. Piquer, sans arrêt, pour dominer ? C'est tout ?
Une désaffection pour les médias traditionnels ? Saturation due à la surabondance des informations ? Les "rumeurs" et autres nouvelles mensongères sont moins à craindre, à mon avis, que le délayage entre deux "gloussements" qui, d'une part, exclut l'auditeur et, d'autre part, inspire la défiance en ne mentionnant aucune source fiable. Des informations "vérifiées" mais comment et par qui ?
Il me semble que cette radio généraliste a surtout perdu de... son influence.
Sur cette radio aux prestations souvent brouillonnes, le présent, prend des allures très « Titanic »...
Sombrer en se forçant à "rigoler". C'est devenu un "gimmick" pathétique. Ah ah pouf pouf...
September 22, 2026
Unprompted review